Dépêches de la Lotte

Un filet de pêche rempli de choses à lire et à regarder :o)

03 février 2009

DVD - Les Citronniers de Eran Riklis

artistes_citronniers

Parce que nous avons majoritairement tous envie d'évasion en ce moment, je me suis dit que j'allais vous parler de ce film, Les citronniers, que je viens de voir en DVD. Il s'agit d'une vraie petite merveille cinématographique réalisée par Eran Riklis.

Voici le synopsis du film : "Salma vit dans un petit village palestinien de Cisjordanie situé sur la Ligne verte qui sépare Israël des territoires occupés. Sa plantation de citronniers est considérée comme une menace pour la sécurité de son nouveau voisin, le ministre israélien de la Défense. Il ordonne à Salma de raser les arbres sous prétexte que des terroristes pourraient s'y cacher. Salma est bien décidée à sauver coûte que coûte ses magnifiques citronniers. Quitte à aller devant la Cour Suprême afin d'y affronter les redoutables avocats de l'armée soutenus par le gouvernement.
Mais une veuve palestinienne n'est pas libre de ses actes surtout lorsqu'une simple affaire de voisinage devient un enjeu stratégique majeur. Salma va trouver une alliée inattendue en la personne de Mira l'épouse du ministre. Entre les deux femmes s'établit une complicité qui va bien au-delà du conflit israélo-palestinien."

Ce film est donc une histoire de combat d’une femme de 45 ans pour sauver sa terre, son héritage familial. Ces citronniers valent tout l’or du monde et représentent ses racines, ses valeurs, l’histoire de son père qui se prolonge grâce à sa propre histoire et aussi sa raison de vivre se retrouvant seule au monde : elle est veuve et ses enfants sont loin ou trop concentrés sur leurs propres préoccupations. Salma est un personnage tout en profondeur avec beaucoup de charisme, de courage et d’opiniâtreté et est merveilleusement interprété par Hiam Soualem.

Le contexte du film est bien évidement tendu, sur fond de conflit israélo-palestinien avec Salma qui se fait la représentante de la cause palestinienne face à l’oppression israélienne, mais il va aussi au delà de cela, de par sa condition de vie de femme dans uns société masculine et patriarcale.
En effet, dans sa lute, elle doit aussi affronter le regard des hommes de son village qui l’entourent. Ils surveillent ses faits et gestes pour s’assurer qu’elle ne puisse pas se comporter de manière à salir la mémoire de son défunt mari. Cette pression sociale lui laisse ainsi peu de liberté individuelle et de femme.

Je vous recommande chaleureusement de louer ce film ou de trouver une petite salle qui peut être le diffusera encore. Voici d’ailleurs la bande annonce du film :

Pour avoir un avant gout au voyage, vous pouvez d’ores et déjà surfer sur le très joli site officiel du film ; et, un conseil, laissez le son de votre ordinateur ouvert pour profiter du dépaysement avec la musique.

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02 décembre 2008

Vilain(e) : Adj. Méchant - Désagréable - Laid - Roturier - Personnage rustre et grossier

cine_VilaineIl y a des titres de film comme ça, dont le titre attire l’attention, l’affiche accroche le regard et la distribution appâte les sens. C’est donc tout naturellement que je me suis retrouvée dans une salle obscure avec deux amies pour découvrir Vilaine, le dernier film de Jean-Patrick Benes.

Il s’agit évidemment d’une comédie complètement déjantée et burlesque où mademoiselle Marilou Berry tient le rôle principal, celui de Mélanie.

Le pitch :
« Mélanie est une fille trop gentille. Sa mère, son patron, ses copines, sa voisine et même le chien de sa voisine le savent... et en profitent. Un jour, suite à une ultime humiliation, Mélanie décide de changer. Désormais elle va se venger de tous ceux qui lui ont pourri la vie. Sauf que la méchanceté, ça ne s'apprend pas en deux jours, surtout quand on a été une gentille fille toute sa vie... »

Melaine va donc faire violence à sa vrai nature pour se transformer en un personnage détestable, méprisable, abjecte et revanchard : une Tatie Danielle trentenaire ou la parfaite anti Amélie Poulain.

Le film de 1h30 est un petit régal où les situations les plus ubuesques et caricaturales s’enchainent sans entrer dans un style trop grotesque, et, la belle performance des acteurs y est sans doute aussi pour beaucoup.

Vilaine est une comédie sans prétention ou l'on passe un bon moment et c’est déjà pas mal !

Pour ceux qui ne l’aurai pas encore vu, voici la bande annonce du film :

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16 mars 2008

Est-ce bien nécessaire de préciser...

...que vous avez trois jours pour vous faire une orgie de films !
Bienvenue au printemps du cinéma qui comme vous le savez, nous permet d'assister à toutes les séances pour seulement 3,50 €. Imaginez que l'an dernier, cet évènement, organisé par la Fédaration Nationale des Cinémas Français, a compté 2,6 millions d'entrées, son meilleur score depuis sa création en 2000. Bonne chance à l'édition 2008 !

Voici le film annonce de la manifestation, réalisé par Fernand Berenguer :

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07 mars 2008

Bienvenue chez les Ch’tis

cine_Chti

Alors que je m’apprêtais à assister à « Paris », le dernier Klapisch, un contre temps de dernière minute a fait changer les plans prévus initialement. Voila comment, au lieu d’aller voir une comédie dramatique et de passer une soirée un peu bobo, je me suis retrouvée devant une comédie franchouillarde pour un moment plutôt populo : Contraste !

Le pitch :
« Philippe Abrams est directeur de la poste de Salon-de-Provence. Il est marié à Julie, dont le caractère dépressif lui rend la vie impossible. Pour lui faire plaisir, Philippe fraude afin d'obtenir une mutation sur la Côte d'Azur. Mais il est démasqué: il sera muté à Bergues, petite ville du Nord.
Pour les Abrams, sudistes pleins de préjugés, le Nord c'est l'horreur, une région glacée, peuplée d'êtres rustres, éructant un langage incompréhensible, le "cheutimi". Philippe ira seul. A sa grande surprise, il découvre un endroit charmant, une équipe chaleureuse, des gens accueillants, et se fait un ami : Antoine, le facteur et le carillonneur du village, à la mère possessive et aux amours contrariées. Quand Philippe revient à Salon, Julie refuse de croire qu'il se plait dans le Nord. Elle pense même qu'il lui ment pour la ménager. Pour la satisfaire et se simplifier la vie, Philippe lui fait croire qu'en effet, il vit un enfer à Bergues. Dès lors, sa vie s'enfonce dans un mensonge confortable... »

Je ne comptais pas aller voir « Bienvenue chez les Ch’tis » mais je reconnais bien volontiers que j’ai passé un bon moment de cinéma.
Dès les premières minutes du film, on se laisse prendre au jeu et surtout les gags qui défilent à toute vitesse nous entrainent dans un tourbillon de rire. Pas de doute, nous sommes dans cette salle pour nous détendre. Les personnages de ce film sont très attachants et ont tous un grain de folie justement dosé.

Oui, Dany Boon nous installe devant des clichés, que ce soit par rapport à ces sudistes qui ont une vision de la géographie hexagonale bien à eux où Avignon se trouve dans le grand Nord, ou que ce soit par rapport à ces ch’timis qui revisitent la langue française, qui mangent des mets improbables et qui ne boivent que de la bière.
Les traits sont bien sûr légèrement grossis mais ces stéréotypes ne sont tout de même pas si loin que ça de la réalité des choses.
D’un point de vue crédibilité, on s’habitue relativement rapidement aux accents très prononcés et j’avoue que les acteurs ont fait de belles performances à ce niveau. En effet, entendre Line Renaud parler « eul nord » de manière fluide semble assez réaliste.
La seule chose que l’on pourrait reprocher à ce film, c’est certainement le « second effet Kiss cool » qu’il provoque. Aussi, à la sortie de la séance, on pouvait entendre les spectateurs s’essayer au patois de la haut. Je rappelle juste pour info que je suis à Marseille, vous savez, là où on considère que le Nord de la France, c’est le bout du monde !

Pour conclure, voilà une belle comédie où la chaleur se situe au niveau des cœurs.

Si vous souhaitez plus d’informations sur le film, je vous recommande de faire un tour sur l’excellent site officiel, par ici.



Note4_5

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21 février 2008

MR73

artistes_mr73Petite veinarde que je suis, parmi une poignée de 900 personnes, j’ai pu assister à la première avant-première du film MR73 d’Olivier Marchal qui a eu lieu le 11 février à l’Auditorium du Pharo à Marseille, en présence de toute l’équipe du film.

Le pitch :
« Un tueur en série ensanglante Marseille. Louis Schneider, flic au SRPJ, mène l'enquête malgré l'alcool et les fantômes de son passé. Le passé resurgit aussi pour Justine. 25 ans plus tôt, ses parents ont été sauvagement assassinés par Charles Subra. Schneider l'avait alors arrêté. Mais aujourd'hui, par le jeu des remises de peine et pour bonne conduite, Subra sort de prison. Cette libération anticipée va alors réunir Schneider et Justine, deux êtres qui tentent de survivre au drame de leur vie. »

Il s’agit d’un film très sombre dont l’histoire balance entre réalité et fiction.
En effet, Olivier Marchal, alors qu’il était jeune flic au Service Régional de la Police Judiciaire de Versailles a été confronté à une affaire de meurtre tragique où deux petites filles ont échappé à la mort après avoir vu leurs parents subir des sévices mortels. Le personnage de Scheider, c’est lui ; celui de Justine, c'est l’une des deux gamines.

Ce film est sans doute pour le réalisateur une forme de rédemption. D’ailleurs, il fait partie d’un cheminement personnel. Il confie « J’ai voulu rendre hommage aux flics que j’ai connus. Des flics abandonnés par les leurs, trahis par les instances supérieurs et rongés par un métier qu’ils mettent au dessus de tout ».

MR73 est thriller criant de réalisme par les faits mais aussi et surtout dans leurs représentations. Les scènes de crime sont précises, dures et « font plus vrai que nature » ; à tel point qu’on croirait les vivre. A coté de ça, toute une série d’anachronismes nous plongent dans un univers immatériel et intemporel.

Je recommande d’aller voir ce film parce qu’il est intéressant visuellement, que les acteurs ont fait de belles performances pour habiter leurs personnages et qu’il ne peut pas laisser indifférent. Par contre, il fait partie des films les plus violents auxquels j’ai pu assister, je préconise donc de faire suivre la séance par quelque chose de plus joyeux ou au moins un debrief entre amis !
Vous me direz ce que vous en avez pensé : rendez-vous en salle le 12 mars.

Supplément spécial curieux :
Comme toute l’équipe du film était là, nous avons eu droit à quelques infos avant l’heure.
- Promis, il s’agit du dernier film noir du réalisateur, qui a bouclé la boucle.
- Les deux petites filles (elles ont grandi depuis) rescapées du drame étaient présentes dans la salle. Autant vous dire que ça fait froid dans le dos de ce dire qu’elles assistent à leur propre vie sur écran géant surtout quand on voit la brutalité des images.
- MR73 est le nom d’une arme crée en 1973 par la manufacture alsacienne ManuRhin. Ce revolver était communément utilisé au sein de la police mais n’est plus assez efficace, face à la puissance de feu utilisée par les bandits d’aujourd’hui. Cela n’a rien à voir avec ce que je pouvais penser : MR = Marseille et 73 = l’année du drame (cela dit, ça, tout le monde s’en fout !)
- L’une des actrices du film est la compagne dans la vie du réalisateur depuis plus de 20 ans… pas difficile de trouver, il n’y a qu’à lire sur l’étiquette.

Pour plus d'infos sur le film, allez voir ici ou la.



Note4_5

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16 octobre 2007

En cloque Mode d’emploi

artiste_encloque

Le week-end dernier, accompagnée d’une amie autant lassée que moi du rugby, je suis entrée dans une salle obscure pour voir « En Cloque, mode d’emploi », un film de Judd Apatow qui est sorti le 10 octobre dernier. A première vue, j’étais pas très attirée de voir ce film dont je n’avais pas entendu parler et puis, quand j’ai vu sur l’affiche que le réalisateur était le même que « 40 ans et toujours vierge » - film que je n’ai pas vu au demeurant mais qui ne fait pas du tout partie de ma filmographie type – j’étais complètement refroidie. Cela dit, devant le peu de choix qu’offraient les affiches de films qui jouaient à cette heure tardive, et notre désir rester éveillée sur notre fauteuil, mon amie et moi nous sommes décidées pour cette comédie américaine… au pire, on allait voir une daube, pas grave ça nous était déjà arrivé dans la vie !

Alors ? Contre toute attente, sympa, très sympa même le film ! Aller, je vous raconte :
Il s’agit de la rencontre improbable de deux personnes. Nous avons d’un coté Ben (Seth Rogen) est un jeune homme qui ne fait rien d’autre de ses journées que de passer du bon temps avec ses potes à fumer des pétards, boire des bières et créer un site Internet payant « starsapoil.com », qui permettra aux internautes de savoir à la seconde près toutes les scènes de nu d’un plus grand nombre de films possible.
De l’autre, nous avons Alison (Katherine Heigl, l’actrice qui joue dans la série Grey’s Anatomy) une jeune femme distinguée qui est assistante de production pour une chaine de télévision Hollywoodienne. Un soir, alors qu’elle vient d’être promue par la chaine comme la nouvelle intervieweuse des stars, elle décide d’aller faire la fête avec sa sœur dans un club branché… C’est alors qu’elle rencontre Ben. L’alcool aidant, ils finissent sous la même couette.
Inutile de vous faire un dessin pour la suite, le titre du film est assez évocateur pour cela ! Pour le reste, sans en dire trop, il s’agit de toutes les péripéties qui surviennent pendant une grossesse.

Cette comédie est très rigolote avec des scènes qui ne sont pas tant télescopée que ça par rapport au sujet traité. Certains gags sont assez originaux et on se voit parfois surpris par les réactions des personnages. Ça reste une comédie américaine type avec un mode de construction classique mais ponctué des pointes de folie. Je ne vais pas vous mentir, il n’est pas question de réfléchir pendant le film mais je dirais qu’il rempli tout à fait son rôle pour un dimanche soir par exemple.

Pour plus d’info, allez voir par ici.



Note3_5

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27 septembre 2007

Le coeur des hommes 2

artiste_coeurhommes

Hier soir, après une bonne journée de travail, j’ai pris la direction d’Aix et me suis rendue au cinéma le Cézanne… pourquoi ? Parce que j’ai eu la chance, non que dis-je, l’immense plaisir d’assister à la première diffusion en avant première du dernier film de Marc Esposito : Le cœur des hommes 2, qui ne sortira en salles que le 24 octobre prochain !

Jaloux ? Vous pouvez l’être ! Parce que même 4 ans après, les personnages n’ont pas pris une seule ride, au point qu’on a l’impression de les avoir quittés hier. Vous l’aurez compris, j’étais déjà fan du premier volet du film !

D’ailleurs, pour tous ceux qui auraient eu l’audace de ne pas être allé le voir au cinéma, voici un petit rappel du synopsis : (GGrrrr de sites en flash de #@1%&^!, on peut même pas faire des copier-coller).
«  Quatre amis, Alex, Antoine Jeff, Manu. Quatre hommes d’aujourd’hui, à la fois solides et immatures au tournant de leur vie d’adulte. Ils sont amis depuis 25 ans, depuis l’époque ou ils jouaient dans la même équipe de foot de la banlieue parisienne. Ils se voient régulièrement, ils aiment tchatcher, s’engueuler, rire ensemble. Issus tous les quatre de milieux populaires, ils ont atteint leurs objectifs professionnels : Alex et Jeff ont crée un petit groupe de presse sportive qui marche bien, Antoine est prof de gym dans un grand lycée parisien, Manu a une boutique charcuterie-traiteur qui ne désemplit pas. Ce printemps la, une série d’événements fort jalonnent toute leur vie d’homme […] ils croyaient que leur équilibre reposait sur leur réussite sociale et leurs bonheurs de pères, ils découvrent que le sentiment amoureux est encore plus indispensable à l’accomplissement de leur vie d’homme. »

Pour vous raconter un brin de l’histoire de ce second opus, je ne vous dirais rien de plus que ce qui est déjà accessible sur la toile. Il ne faudrait surtout pas vous gâcher le plaisir ! On retrouve Alex, Antoine, Jeff et Manu et leurs eternel rapport avec les femmes, leur amitié, leurs secrets partagés, leurs sentiments de culpabilité, leurs envie de changer, de s’améliorer… Tous les personnages nous surprennent, les scènes sont plus drôles les unes que les autres, on passe un excellent moment alternant rire et émotion.
Quand a moi, je suis toujours aussi amoureuse de Gérard Darmon et Marc Lavoine… que voulez vous !

Bon, comme je suis sympa et que la séance se faisait en présence de Bernard Campan et Marc Esposito, je concède à vous raconter quelques scoops ! Le réalisateur a écrit le cœur des hommes 2 alors même qu’il était en train d’écrire le premier… il avait tellement d’idées de dialogues qu’il avait déjà anticipé la suite ! Il est tiraillé aujourd’hui entre le fait de tourner le numéro 3 ou pas… ce qui le retient pour le moment, c’est qu’il préfère ne pas porter de jugement sur l’évolution de ses personnages. Mais, ce n’est pas encore exclus !

Je n’ai plus qu’une chose à vous dire, foncez le 24 du mois prochain dans la salle de cinéma la plus proche de chez vous… c’est bien simple, je vais même y retourner pour savourer les dialogues et le sens de la répartie des acteurs !

Posté par la_lotte à 11:10 - Grand écran - Commentaires [2] - Permalien [#]
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