02 février 2009
Sexe, diamants et plus si affinités
En ce moment, comment vous dire, c’est un peu Noël tous les jours à la maison avec tous ces cadeaux dont je ne fini pas de me délecter ! Le dernier en date que j’ai consommé et qui était dans ma pile* est donc le dernier roman de Lauren Weisberg, "Sexe, Diamants et plus si affinités". Avant toute chose, voici le pitch de l’éditeur : « Emmy, Leigh et Adriana sont amies depuis dix ans. Belles, sexy, dans le vent, elles connaissent par cœur tous les endroits tendance de Manhattan. Pourtant, lors d'une soirée un peu trop arrosée, elles font un pacte qui va bouleverser leur existence : chacune des trois doit changer radicalement de comportement… surtout à l'égard du sexe fort !
Mais si transformer une « bomba latina » en jeune mariée n'est pas une mince affaire, convertir une grande romantique au libertinage relève presque du miracle. Quant à faire dévier du droit chemin une « workaholic » sur le point d'épouser l'homme de sa vie et de s'installer dans l'appartement de ses rêves, c'est carrément mission impossible ! Sauf que, c'est bien connu, la vie est pleine de surprises…
Trois meilleures amies.
Deux résolutions.
Une année pour relever le défi. »
Bien, les bases sont posées. Je ne me suis pas vraiment retrouvée chez aucune des trois copines qui sont trop belles, trop riches, trop intelligentes, … trop tout. Elles habitent dans les beaux quartiers de Mahattan, elles fréquentent les meilleures tables, les plus beau clubs ; leurs mecs sont des célébrités locales, elles ont des job insensés… tout ceci est tellement énorme que ça ne m’a pas vraiment pas fait rêver. Pourtant, je pense que vu les préoccupations existentielles de ces trois quasi trentenaires : épanouissement professionnel, du couple… ; j’aurai pu faire partie de la cible favorite des dévoreuses de ce livre. Mais non, j’ai le sentiment que les personnages sont assez creux et je n’ai pas été convainque par leur évolution au fil des quelques 360 pages.
Je suis assez bon public pour les « livres de fille » et celui-ci comporte pourtant tous les ingrédients pour plaire à toutes – ce qui est visiblement le cas aux vues des critiques positives et des commentaires élogieux de la part des lectrices - mais avec moi, l’alchimie n’a pas prise ! J’ai eu entre les mains un livre de plage à peine aussi distrayant qu’un épisode de Sex in the City et donc pas le roman du siècle.
Je dirais tout de même que la lecture a été facile et dans l’ensemble assez agréable. Aussi, un des propos d’une des protagoniste du roman reflète grosso modo ce que je pense de ce livre : « …c’est intelligemment construit, l’auteur n’exploitait peut être pas des thèmes intellectuels ambitieux, mais quelle importance ? »** Si ce livre ne m’a pas fait du bien, il ne m’aura pas faire de mal non plus !
Cela dit, mon avis n’ayant pas grand intérêt et ne faisant certainement pas partie de la masse, je suis certaine que ce Best-seller sera adapté sur grand écran dans les mois à venir.
*A noter que comme le vieux barbu à la robe rouge m'a beaucoup gâté cette année de cadeau dont je vais avoir envie de vous parler, vous n'avez pas fini de lire cette technique introductive… au moins pour les semaines à venir en tout cas.
** dit Leigh page 261 à propos d’un roman à l’eau de rose qu’elle est en train de lire.
Mais si transformer une « bomba latina » en jeune mariée n'est pas une mince affaire, convertir une grande romantique au libertinage relève presque du miracle. Quant à faire dévier du droit chemin une « workaholic » sur le point d'épouser l'homme de sa vie et de s'installer dans l'appartement de ses rêves, c'est carrément mission impossible ! Sauf que, c'est bien connu, la vie est pleine de surprises…
Trois meilleures amies.
Deux résolutions.
Une année pour relever le défi. »
*A noter que comme le vieux barbu à la robe rouge m'a beaucoup gâté cette année de cadeau dont je vais avoir envie de vous parler, vous n'avez pas fini de lire cette technique introductive… au moins pour les semaines à venir en tout cas.
** dit Leigh page 261 à propos d’un roman à l’eau de rose qu’elle est en train de lire.
23 janvier 2009
En bref : polémique à la une
Voici la une du journal l’Equipe d’hier qui consacre une pleine page au départ de Laure Manaudou que vous avez peut être vu en kiosque.
Elle a choisi de mettre un terme à sa saison de natation mais ce n’est pas l’information qui nous intéresse ici.
Comme vous pouvez le constater, le quotidien décide de la mettre en scène se baladant avec son chien sans doute sur un bord de plage : une belle image de jeune retraitée façon « people » !
Sauf que, le quotidien sportif a fait une belle bourde car en effet, ce n’est pas elle ! La nageuse a indique par téléphone sur LCI que « c’est un peu inadmissible » et que « c’est un manque de respect » par rapport à elle mais aussi par rapport à la personne sur la photo. Cela dit, elle reconnait aussi que dans un premier temps, ça l’a « fait rigoler ». L’affaire se retrouve désormais entre les mains des avocats.
Le journal édite un erratum dans sa publication d’aujourd’hui mais ne s’explique pas sur cette facheuse confusion.
03 décembre 2008
Nouvel album RSF (enfin presque)
Honte à moi, shame on me, Schande über mich, vergüenza de mí, vergogna su di me, ruşine de mine, 我的恥辱, عار على لي
J'ai complètement oublié de vous parler du dernier album de Reporters Sans frontières qui est sorti en septembre dernier ! Alors, je me rattrape en plein vol et récupère habilement ma bourde en vous précisant que cela peut être un très joli cadeau de noël, peu couteux (on dit que c'est la crise donc il faut bien dépenser en conséquence) et original !
Pour cette édition automnale, RSF a demandé à Reza d'offrir ses 100 plus belles photos pour la liberté de la presse. J'aime beaucoup le travail de ce photographe et compte déjà quelques unes de ses œuvres dans ma bibliothèque ; aussi, si vous ne le connaissez pas, je vous recommande fortement de jeter un coup d'œil.
Voici quelques mots sur lui :
"Reza parcourt le monde depuis plus de vingt ans. Véritable "pèlerin de l’authenticité", il sait capter les regards, la lumière et la mémoire des destins qu’il croise au fil des pays traversés. Collaborateur du prestigieux National Geographic, il est aussi le fondateur de Aina, une association d’entraide aux médias afghans. Iranien en exil basé à Paris, Reza a passé trois années en prison, arrêté par la Savak, la police politique du Shah pour ses images. En 1981, il est condamné par les mollahs de la République Islamique au nom de ses photographies dénonçant les exactions du nouveau régime."
Si l'envie vous prend de l'acheter tout de suite vous pouvez cliquer par ici.
PS: je précise que je n'ai aucune commission de la part de la F#@C
15 octobre 2008
Le fait du prince - Amelie Nothomb

Comme vous le savez sans doute au vue des billets publiés ici, je ne suis pas une acharnée de l’actualité littéraire. Je découvre les livres au gré de mes ballades au sein des rayons de la F%$#@C, des recommandations de mes amies et des découvertes dans ma bibliothèque (certains livres achetés restent neuf sur mon étagère). Sauf que Nothomb, c’est différent - finalement comme une poignée d’autres auteurs que j’affectionne particulièrement -.
Donc, guère de temps après sa sortie, je me suis procurée Le fait du prince, son dernier opus.
Quelle déception ! Avec un sujet original et déjanté comme elle sait le faire, je pensais que notre amie Amélie présenterait un roman plus ardent, mais hélas, il n’en est rien.
Seules les 60 premières pages aiguisent la curiosité. Quand aux 130 autres… une action réduite a zéro, des personnages creux, une écriture bâclée.
C’est vraiment dommage ! On est vraisemblablement loin, très loin du prix de Flore qu’avait remporte l’an dernier avec Ni d’Eve ni d’Adam, son dernier roman.
Le mot de l’éditeur :
« Existe-t-il vacances plus profondes que de prendre congé de soi-même ? » Baptiste Bordave voit mourir sur le seuil de sa porte un inconnu dont il décide de prendre l’identité. Même âge, même aspect physique, mais le mort est riche, possède Jaguar, villa de luxe, épouse blonde et superbe… Devenu Olaf Sildur sans état d’âme, Baptiste espère couler des jours heureux à boire du champagne avec la veuve qui admet sa présence avec un naturel confondant. Un conte moral (ou amoral, selon la lecture qu’on en fait) qu’il faut appréhender comme une sorte de fantasme universel, un conte de fées pour grandes personnes puisque le héros, de banal et commun, devient une sorte de maître du monde, de maître de son monde (richesse, ivresse, beauté…). Maniant paradoxes, assertions et semi-vérités, Amélie Nothomb nous livre sa vision de l’utopie à deux où la liberté, le non faire et l’imprévisible sont rois, et le champagne le meilleur remède pour vivre heureux ! »
25 août 2008
La saga Maupin - Episodes 1-3

C'est l'été, et qui dit été, dit soleil, farniente (pas vraiment mais on essaye) donc lecture estivale, légère et distrayante.
Aussi, je me suis lancée dans la lecture des Chroniques de San Francisco d'Armistead Maupin (épisodes 1 à 3). Voici donc un vrai bijou de lecture que j'ai découvert ou l'auteur nous brosse un portrait de la société américaine des années 70 en pleine révolution sexuelle.
Les personnages de la petite communauté de "Barbary Lane" sont plus attachants les uns que les autres. Parmi eux, on peut rencontrer Mary Ann, oie blanche qui débarque de Cleveland et Michel, dit Mouse, gay décomplexé. Il y a aussi Brian, le play-boy, Mona l'excentrique et Mme Madrigal, la propriétaire qui materne et règne sans partage sur ses locataires.
Avec toutes ces aventures et ces rebondissements, je ne suis pas du tout étonnée que cette saga romancière ait été adaptée sur le petit écran outre Atlantique.
Les épisodes 4 a 6 sauront, je n'en doute pas prolonger l'été malgré une rentrée qui approche à grands pas !
17 avril 2008
En bref

Cette semaine sera définitivement celle des sagas, des rebondissements et de la presse (sur ce dernier point, vous comprendrez cela un peu plus tard dans la journée… et oui super teaser de la mort qui tue, il va falloir revenir !).
Pour la seconde fois en mois de 3 jours, Le Monde ne sera pas en kiosques : il n’y aura pas d’édition du 17 avril 2008 datée du 18 !
La décision a été prise par les salariés lors d’une assemblée générale à plus de 81 %.
Pour une petite chronologie de cette crise éditoriale, c’est par ici que ca se passe.
15 avril 2008
Ca se passe de commentaire

Les salaries du Monde étaient en grève hier lundi 14 avril, ce qui n’avait pas été le cas depuis 1976 malgré plusieurs menaces du personnel restées sans suite. Fait exceptionnel, il s’agit de la première fois qu’un arrêt de travail au sein du journal entraine une non-parution de la publication.
La presse – peut être plus largement aujourd’hui les medias - est considérée comme le quatrième pouvoir de notre pays mais n’est pas, comme d’autres secteurs, pour autant épargnée par les crises économiques.
Pour mieux comprendre le mouvement des syndicats et employés du grand quotidien national, allez voir par ici.
07 avril 2008
Libé sera gratuit vendredi

Vendredi 11 avril, Libération sera diffusé gratuitement au sein des kiosques sur toute la France. Pour cet événement, le quotidien national sera exceptionnellement tiré à 500 000 exemplaires soit 2,6 fois plus que d’ordinaire (tirage à 188 171 selon l’ODJ, 7 avril 2008).
Cette opération grand public est inédite pour la presse puisque jusqu'à lors, Libé et d’autres quotidiens payants n’étaient distribués gratuitement que dans certaines universités. L’objectif annoncé est de reconquérir d’anciens lecteurs plus que d’en attirer de nouveaux car en effet, Libé voit sa diffusion chuter continuellement depuis plusieurs années. La mise en place d’une nouvelle maquette en octobre dernier – voir les Dépêches – n’aura sans doute pas été suffisante.
Ce numéro serait sans changement éditorial mais il est intégralement financé par des annonceurs tels que Disneyland Paris, Renault, Citroën et Hermès donc l’édition sera très certainement chargée en publicité plus que de coutume.
31 mars 2008
La rêveuse d'Ostende et autres nouvelles

Je viens de terminer le dernier opus issu de ma bibliothèque d’Eric Emmanuel Schmitt, « La rêveuse d’Ostende » et autres nouvelles, « Crime parfait », « La guérison », « Les mauvaises lecture » et « La femme au bouquet » qui est sorti en octobre 2007 chez Albin Michel.
Le pitch :
« Pour guérir d'une rupture sentimentale, un homme se réfugie à Ostende, ville endormie face à la mer du Nord. Sa logeuse, Anna van A., une femme solitaire vivant parmi ses livres et ses souvvenirs, va le surprendre en lui racontant l'étrange histoire de sa vie, où se conjuguent l'amour le plus passionné et un érotisme baroque. Le récit s'avère si surprenant que l'homme, doutant de sa véracité, va enquêter pour déterminer ce qui tient de la réalité ou du fantasme...A-t-il affaire à une superbe mystificatrice ou à une femme unique ? Jusqu'à la fin, il ira de découvertes en découvertes. »
L’auteur, une fois de plus, nous embarque dans des histoires et nous montre le pouvoir de l’imagination dans nos existances.
J’ai apprécié la lecture de chacun de ses cinq récits parce que l’auteur livre des personnages attachants, réfléchis et avec des états d’âme : ils sont tous humains. On aurait envie de penser que ceux sur qui il écrit sont vrais et que les histoires sont vécues, notamment dans sa dernière nouvelle « La femme au bouquet » ou ESS s’exprime à la première personne.
Tout comme dans « Odette tout le monde » (dont nous avions parlé dans les Dépêches), l’écrivain met en scène des problématiques qui lui sont chères : le statut de l’écrivain, les rapports entre des inconnus, le rêve, les destins tragiques, l’amour et surtout le monde de l’imaginaire. Comme en est convaincu le célébre metteur en scène, acteur, scènariste et directeur de théâtre, Peter Brook : « l’imaginaire est un muscle ». Et Schmitt, qui rappelons-le est également un fameux auteur et metter en scène, le sais bien ; il s’en inspire pour ces histoires.
Ces 310 pages m’ont déconnecté de l’instant présent pour m’embarquer vers des horizons inconnus. C’est pour cela que j’aime beaucoup cet écrivain, avec sa plume légère, il ne cesse de nous transporter hors de notre quotidien avec la seule prétention de nous octroyer des moments de détente, comme dans un songe.
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27 mars 2008
En bref : du nouveau chez Prisma

Le Groupe Prisma Presse, connu entre autres pour les magazines Géo, Femme Actuelle, Capital, Télé Loisirs, Gala, Voici et VSD, a annoncé hier dans un communiqué de presse la sortie prochaine d’un nouveau féminin.
« Femmes », le nouveau mensuel en question, sera en kiosques avant l’été avec un positionnement « très original, très haut de gamme, sur le thème de la mode et de la culture, sans équivalent sur le marché français » comme l’a indiqué le Pdg, Fabrice Boé.
Nous n’en savons pas plus pour le moment.
Il s’agit de la première tentative de mise en place sur le marché d’une nouvelle publication depuis l’échec de « Jasmin » (Sujet qui avait été évoqué en son temps sur les Dépêches).
Aussi, le pari est risqué car à en croire les propos tenus par Axel Ganz (son fondateur) à l’époque : « il n’y a pas de marché. La presse féminine est plus polarisée que nous pensions […] il n’y a pas de potentiel, les femmes ont moins de temps ».
Notez tout de même que cette fâcheuse opération avait coûté une vingtaine de millions d'euros au groupe (et donc aux actionnaires).
Je guetterai la sortie du magazine pour vous en faire l’écho mais d’ici là, souhaitons lui bonne chance !

